Histoire du lieu

 
L’église de Saint Joseph des Carmes, située au coeur du Séminaire des Carmes, est un lieu de célébration régulier, placé sous la responsabilité d’un recteur nommé par le Diocèse de Paris

C’est en 1612 que Marie de Médicis accueille, à la demande du pape Paul V, les Carmes déchaux à Paris venus en France après la mort d’Henri IV.

Cet ordre religieux, fondé à la fin du XVIème siècle, découle de l’Orde du Carmel, réformé par sainte Thérèse d’Avila. Leur mission était, entre autre, d’annoncer l’Evangile par la prédication.

Marie de Médicis les logera dans l’hôtel de Valles, en bordure de la rue Vaugirard, avant d’édifier une église.

La première pierre de cette église sera posée le 20 juillet 1613 et les travaux prendront fin en 1620.
Le 21 décembre 1625, l’église est consacrée à Saint Joseph.

 

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Sa réputation tient à sa qualité architecturale et décorative :
En effet si à l’époque la façade est assez sobre, les murs extérieurs sont recouverts d’une peinture surnommée « Blanc des Carmes », qualifiant sa blancheur et sa brillance.
Son dôme à l’italienne est aussi le premier construit à Paris. 

A l’intérieur de la coupole sont peintes d’impressionnantes fresques en trompe l’oeil, dont l’une des scènes, pour le moins originale, représente Elie sur son char de feu (Elie étant le Saint Patron de l’Ordre).
Cette décoration intérieure sera en partie financée par de grandes familles liées à l’ordre des Carmes.

En août 1792, en pleine Révolution, l’église va servir de prison aux prêtres qui refuseront de prêter serment à la Constitution civile du clergé.
 Pas moins de 160 prêtres se trouvent alors enfermés.
Le 2 septembre, faisant suite à un semblant de procès (un tribunal dressé dans une pièce où les prêtres doivent prêter serment, munie d’un couloir donnant sur le jardin), 115 prêtres et évêques seront exécutés à l’arme blanche dans le couloir, le jardin ou encore le perron.
Les reliques de ces prêtres reposent aujourd’hui dans la crypte de l’église.

Après la Révolution, la religieuse carmélite Mère Camille de Soyecourt rachètera le couvent et l’église, puis entamera une restauration des lieux.

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